
OVNIS QUEBEC, CANADA :
Mise en ligne le 31 mars 2007 :
http://www.cyberpresse.ca/article/20070331/CPSOLEIL/70331129/5293/CPSOLEIL
Texte original, en Français :
« La France vient d’ouvrir ses archives sur les ovnis, maintenant accessibles par Internet. Et au Canada ? Le gouvernement s’est complètement désintéressé de la question, déplore François C. Bourbeau, fondateur d’Ovni-Alerte.com.
Le nombre de « signalements » au pays augmente depuis une dizaine d’années. Le dernier bilan annuel compilé par UFOROM, un organisme du Manitoba, fait état de 769 signalements pour 2005, dont 77 au Québec, un sommet pour la province depuis 1989.
Le rapport cite quelques exemples, dont celui d’un objet orange ayant la forme d’un disque, aperçu par sept témoins à Saint-Alphonse le 25 août.

Ce sont des organismes comme UFOROM et Ovni-Alerte qui récoltent ces informations parce que depuis 1994, aucun ministère n’enregistre de signalements d’ovnis. Le site de Transport Canada (Aviation civile) réfère d’ailleurs les gens à UFOROM pour tout signalement.
Avant 1994, l’Institut Hertzberg du Conseil national de recherche compilait tous ces dossiers. Cette information est publique, mais il faut faire une demande et aller consulter sur place les dossiers sur microfilms, explique François Bourbeau.
Le portrait est très différent en France.
« En France, si on observe quelque chose, on communique avec le poste de gendarmerie locale qui fait un procès-verbal de l’événement. Et les policiers sont obligés par la loi de l’envoyer au centre spatial de Toulouse (le CNES). »
Le centre spatial a créé le GEIPAN, Groupe d’étude et d’information sur les phénomènes aérospatiaux non identifiés, dont les archives viennent d’être mises en ligne.
« Ils ont un gros budget, le responsable du GEIPAN a accès à tout, civil ou militaire, il peut lancer un avion à réaction, il a le pouvoir d’interroger. »
Le sujet intéresse moins les grands médias, déplore-t-il, alors que l’intérêt du public, lui, ne s’est pas émoussé. « Nous avons relancé notre site en 2005 et on a enregistré 600 000 visites depuis. C’est extrêmement populaire. La semaine passée, quand la nouvelle du GEIPAN est sortie, on avait 1000 visites par jour ! »
François Bourbeau s’est passionné pour le sujet après avoir fait lui-même une observation au-dessus de Drummondville en juillet 1974.
« Je fais ça presque à temps plein et c’est du bénévolat. J’ai toujours eu deux ou trois emplois pour investir dans ma recherche ufologique. Mais plus le temps avance, moins on en parle et moins on en parle, plus ça devient lettre morte. »
Si jamais il vous arrive d’observer un de ces phénomènes que vous ne pouvez expliquer, voici ce que le GEIPAN recommande de faire : retranscrire fidèlement et le plus tôt possible tous les détails comme la date, l’heure et la durée de l’incident, sa position dans le paysage, les formes, dimensions et couleurs.
Jusqu’ici, 400 des 1650 cas français ont été mis en ligne. « Il faut absolument que les scientifiques acceptent de sortir le dossier ovni du paranormal », plaide le directeur du GEIPAN, Jacques Pattenet, dans le site de l’organisme. Pour lui, pas de doute, « c’est un sujet d’étude comme un autre ». ».
FIN